Les perturbateurs endocriniens : de quoi parle-t-on ? Comment et pourquoi s’en protéger ?


On en entend beaucoup parler, tu peux en trouver dans l’alimentation, les objets du quotidien, textiles et même dans l’air. Mais que sont exactement les perturbateurs endocriniens ? Quels sont leurs effets ? Comment les limiter et s’en protéger pour préserver sa santé ? Nous t’apportons des éléments de réponse pour t’aider à y voir plus clair.

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Un perturbateur endocrinien est un composé chimique qui crée une interaction avec le système hormonal (il empêche l’hormone d’agir ou la remplace) et génère ainsi des effets néfastes sur l’organisme. Ce dérèglement hormonal peut engendrer des modifications du système nerveux, du système de reproduction, de l’humeur, du niveau de stress et plus globalement de tout le fonctionnement de l’organisme. Mieux vaut limiter l’exposition à ces substances durant la puberté et en période de croissance. Mais tu devras y faire attention durant toute ta vie, le plus possible. C’est pour cela que l’ANSES prévoit d’ici 2021, la création d’une liste des perturbateurs endocriniens.

Où se trouvent les perturbateurs endocriniens ?

Ils ont souvent des noms bizarres et tu les rencontres chaque jour sans t’en apercevoir, car ils sont invisibles, mais les fabricants ont l’obligation de les mentionner sur les étiquettes. Tu peux donc savoir si les articles que tu achètes ou ceux qui sont présents chez toi en contiennent :

  • Le bisphénol : il est présent dans les emballages et contenants plastiques (bouteille d’eau, boite hermétique, plats tous prêts à réchauffer) ;
  • Les parabènes : on les retrouve dans les cosmétiques, produits d’hygiène, de coiffage, et soins du corps (gel douche, déodorant, shampoing, etc.) ;
  • Les alkylphénols : on retrouve des traces dans les colles, peintures et vernis (habitat), mais aussi lotion après-rasage et coloration pour cheveux et lotion capillaire (masque et après-shampoing) ;
  • Les BHA et BTH, deux additifs alimentaires très utilisés par les industriels pour mieux conserver les aliments.

Les produits ménagers et la fumée de tabac en contiennent également.

Nos conseils pour préserver ta santé

Même si certains perturbateurs endocriniens ont été interdits, certains ont été remplacés par de nouveaux ou sont autorisés à condition de ne pas dépasser la limite fixée. Comme ils sont présents un peu partout, ces petites doses risquent de s’accumuler dans ton corps.

Sans bouleverser ton mode de vie, il est possible de mieux consommer pour limiter ton exposition aux perturbateurs endocriniens. Voici quelques comportements à adopter pour bannir ceux qui sont facilement évitables :

  • Évite les plats industriels et prépare-toi (ou demande à ta famille) un repas à partir de produits frais et non transformés. Bien manger, c’est aussi le plaisir de cuisiner des repas simples et savoureux. Lave et épluche soigneusement les fruits et légumes pour supprimer les pesticides qui restent dans la peau.
  • Préfère les contenants en verre pour stocker et réchauffer des plats surtout si tu utilises le micro-ondes. Évite les bouteilles en plastique et utilise une gourde, tu feras en plus un geste pour l’environnement.
  • Pour ton hygiène, opte pour le bio ou les labels certifiant l’absence d’additifs (et donc de perturbateurs endocriniens). Oublie les lingettes, car elles sont chargées en substances chimiques et très polluantes.
  • Aère ta chambre 10 minutes tous les jours, même pendant l’hiver pour évacuer ceux qui se trouvent dans l’air intérieur.
  • Quand tu fais un brin de ménage, utilise un mélange maison à base de vinaigre blanc plutôt que les nettoyants ménagers industriels.
  • Enfin, pense à laver tes nouveaux vêtements avant de les porter pour la première fois.

Source : Anses.fr. (page consultée le 16/03/2020). Site édité par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail – https://www.anses.fr/fr/content/les-perturbateurs-endocriniens