Le papillomavirus, c’est quoi ?


Le papillomavirus (aussi appelé HPV) est une IST (Infection Sexuellement Transmissible) qui se transmet lors des rapports sexuels. Cette infection, souvent silencieuse, peut parfois être à l’origine de cancers. Heureusement un vaccin existe, pour les filles et les garçons, à partir de 11 ans. Un dépistage régulier permet également de le détecter. Nous t’en disons plus dans cet article …

Quels sont les symptômes du HPV ?

Au sein de la famille des papillomavirus, il existe plus d’une centaine de virus, tous différents les uns des autres.

Certains papillomavirus sont bénins, même s’ils restent contagieux et gênants. Ces infections occasionnent parfois de petites verrues (condylomes) ou des démangeaisons au niveau des organes génitaux. D’autres souches sont plus graves. En effet, le papillomavirus est responsable de la moitié des cancers de la vulve, du vagin et du pénis, de 80% des cancers de l’anus, et de la majorité des cancers du col de l’utérus. Le papillomavirus concerne donc autant les femmes que les hommes.

Mais le papillomavirus est souvent asymptomatique (sans signes apparents). Cela ne veut pas dire que la maladie n’est pas grave. Au contraire, s’il n’est pas soigné, le virus a le temps d’évoluer vers un cancer.

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Comment se protéger du papillomavirus ?

Le papillomavirus s’attrape par un contact entre les muqueuses de deux partenaires sexuels (des organes génitaux ou de la bouche). Les personnes ayant de multiples partenaires sexuels, ou ayant des rapports sexuels non protégés, sont plus susceptibles de contracter le papillomavirus.

Grâce au préservatif

Comme toutes les autres IST, pour s’en protéger, il faut utiliser un préservatif lors de chaque rapport sexuel, qu’il s’agisse de rapports bucco-génitaux, de pénétration vaginale ou anale. Le préservatif empêchera le contact de la peau et évitera ainsi la transmission.

Des préservatifs sont disponibles gratuitement dans les infirmeries d’établissements scolaires, dans les centres de dépistage des IST (CEGIDD), dans les CPEF (Centres de Planifications et d’Éducation Familiale), dans les associations LGBT+, et dans de nombreuses associations de prévention (AIDeS, Planning familial, etc.). Retrouve les coordonnées des lieux d’accueil au plus près de chez toi sur notre page « Structures« .

A l’aide de la vaccination

Il existe des vaccins contre le papillomavirus, qui sont recommandés pour les filles et les garçons. Ils doivent être faits dans l’idéal entre 11 et 14 ans, avant le début de la vie sexuelle. Ils peuvent aussi être administrés jusqu’à l’âge de 19 ans, voire 26 ans pour les hommes ayant des rapports homosexuels.

Selon le vaccin utilisé, 2 ou 3 doses sont nécessaires pour être totalement protégé. Il n’y a pas de rappel à faire ensuite. Lorsqu’elle est effectuée avant le début de la vie sexuelle, la vaccination offre une excellente protection contre les souches les plus courantes. Efficace, simple, sans danger et remboursée, la vaccination est une excellente option pour prévenir les papillomavirus.

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Via un dépistage régulier

Comme le vaccin ne peut pas protéger contre la totalité des souches de papillomavirus (il en existe près de 200 !), il est indispensable de se faire dépister à partir de 25 ans, quel que soit l’état vaccinal. Le dépistage consiste en un frottis du col de l’utérus chez les femmes, tous les 3 ans de 25 à 29 ans, puis tous les 5 ans jusqu’à 65 ans. Pour les hommes, le prélèvement se fait au niveau du pénis ou de l’anus.

Comment réagir après un risque d’infection ?

Si vous souhaitez être testé.e parce que vous suspectez une infection ou par simple précaution, sachez que ce test est gratuit et anonyme pour les mineurs, en se rendant au CEGIDD. Le test est également remboursé par la Sécurité Sociale s’il est prescrit par un médecin ou une sage-femme.

Bien entendu, ce test ne se substitue pas à la prévention, mais il permet de détecter plus tôt la contamination. Il s’agit aussi de s’assurer que tout va bien si vous souhaitez arrêter le préservatif avec votre partenaire (à condition d’opter pour un autre moyen de contraception, si nécessaire !).

Le cancer du col de l’utérus peut être soigné sans problème lorsqu’il est détecté à un stade précoce, c’est pourquoi il est vivement conseillé de se faire dépister régulièrement. 

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Que faire après un test positif au HPV ?

En cas de test positif, un traitement local des lésions est nécessaire : crème et cryothérapie pour les lésions externes, intervention chirurgicale, si besoin pour les lésions internes.

L’existence de symptômes (verrues) laisse présager une contamination datant de plusieurs mois. Il est alors nécessaire de prévenir ses partenaires pour qu’ils se fassent dépister rapidement.

Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin, qui saura toujours vous rassurer et trouver le traitement adapté à votre situation !


Sources :