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Quels que soient l’âge et le contexte, le deuil reste une expérience personnelle et singulière, auquel les adolescents peuvent aussi être confrontés.
Lorsque le décès a lieu pendant cette période de confinement, où la vie semble être en suspens, le fait même de « réaliser » qu’une personne est décédée peut paraître plus difficile. Aussi, la frustration peut être importante de ne pas pouvoir assister aux obsèques, de se recueillir ou bien de devoir accepter l’absence de certaines personnes à la cérémonie à cause des restrictions imposées. Un sentiment d’injustice peut s’ajouter.
En fonction des conditions de vie durant le confinement, le sentiment de solitude peut être amplifié. De plus, le temps libre, propice au vagabondage de la pensée, laisse parfois place aux ruminations qui risquent de potentialiser l’intensité des émotions.
Il est souvent conseillé de mettre des mots sur ces émotions mais les adolescents ne peuvent pas toujours facilement en parler : parce que « les mots ne sortent pas », parce que la communication est faible, conflictuelle ou inexistante avec leur entourage, et (souvent) parce qu’ils souhaitent préserver leurs proches, eux-mêmes empreints à d’autres émotions ou touchés également par le deuil, ils ne veulent pas « en rajouter ». La crainte de ne pas être entendu·e ou compris· freine aussi parfois les adolescents dans la verbalisation.
La limitation actuelle, voire l’interdiction, des activités que pratiquent les adolescents et qui leur permettent habituellement de canaliser et/ou d’extérioriser leurs émotions est un élément à prendre en compte.
Le confinement, destiné à protéger chacun d’entre nous d’un virus potentiellement mortel, ajouté à un processus de deuil, peut aussi renvoyer à sa propre vulnérabilité et générer/majorer des angoisses de mort (pour eux-mêmes ou pour leurs proches).

Quelques conseils pour les parents :
-    Être vigilant, présent, à l’écoute, sans jugement.
-    Faire savoir que vous êtes disponible si besoin, sans vous montrer insistant·e·s.
-    Engager la conversation en verbalisant vos propres émotions.
-    Rassurer votre ado en lui rappelant qu’il n’est pas seul et qu’il a le droit de ressentir et d’exprimer ses émotions, même si elles sont différentes des vôtres.
-    Si votre adolescent refuse l’échange verbal, il est aussi possible d’écrire, l’important est de faire passer votre message.
-    Tenir compte de l’importance pour votre adolescent d’être en contact avec ses amis (et donc de passer du temps sur les écrans/téléphones…)
-    Garder un cadre éducatif, tout en restant compréhensif
-    Proposer « une activité souvenir » (un dessin, un montage photo, une chanson…) et/ou prévoir un temps de recueillement à la sortie du confinement
-    Prendre le temps d’échanger autour des directives (restrictions/interdictions) afin de mettre du sens et diminuer le sentiment d’injustice/de frustration.
-    Lui faire confiance.
-    En cas de signes préoccupants (repli, angoisse importante, idées morbides…) : Ne pas hésiter à demander conseil auprès de professionnels (médecin traitant, Maison Des Adolescents, plateformes d’écoute…)

Les professionnel·e·s de la Maison des Adolescents de la Nièvre* assurant la continuité du service à distance durant cette période de confinement, sont en contact avec des adolescent·e·s concerné·e·s par le deuil, à des étapes plus ou moins avancées et avec des difficultés plus ou moins importantes.
D’autres conseils, informations autour de la santé des jeunes sont disponibles sur le site internet Pass’Santé Jeunes – www.pass-santejeunes-bourgogne-franche-comte.org (financement de l’Agence Régionale de Santé).

* Pendant le confinement, vous pouvez joindre la Maison des Ados, dispositif géré par l’association le Fil d’Ariane à Nevers, au 07.83.69.84.05, par courriel : mda58@lefildariane-nievre.fr , sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram Julien MaisondesAdos & Édith_MaisondesAdos_Nièvre

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